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  • Photo du rédacteurlauretalice

Le grand Huit

Sauvage

Les mois passent. Depuis ces jours. En silences.

Rêves américains. Sauce piment chinois.

A cette époque, ailleurs, le soleil s’était réfugié à l’intérieur d’une maison.

Il était ici chez elle. Une chaleur à rafistoler chaque jour. A recoudre. Fil rouge. Soleil percé.

A enrouler autour du cou, à poser contre son ventre. A serrer fort.

Un soleil réservé. Timide. Une compagne. Délicates attentions d’une compagnie rayon vert.

Un petit point de chaleur. Comme l’étoile qu’elle est. Quand la nuit dehors.

Ma sœur. Elle aussi. Ma sœur.

Là-bas, dans cet ailleurs, le soleil s’était caché à l’intérieur d’une maison.

Autour de la table.

Le feu d’une famille. La mienne. Aussi.

Celle qui fait me danser le soleil en feu, me fait rougir les joues de vin, me fait chaud au cœur quand dehors la pluie comme la Loire jusqu’à la mer trop loin.

Me faire oublier l’hiver un peu. Un peu. L’hiver dehors.

Les mois sont passés depuis l’hiver.

La chaleur de décembre est devenue un souvenir déjà.

Comme les grands froids de novembre. Pareil.

Automne et puis s’en va.

C’était l’été. Un jour. C’était la saison où les fruits à foison dans les feuilles à foison.

Les oiseaux exactement. Le soleil au zénith.

C’était une autre année. C’était décembre. Un jour. Le retour.

Un pas de côté. Marche arrière. Revenir. Des escales plus tôt.

En catimini, refaire mes valises. Ranger mes rêves américains. Pour un temps sinon plus.

Revenir à l’endroit où j’avais laissé, un bonheur, sinon

Plus encore je crois.

Revenir en cachette. A la case départ.

la kaz mamie

Un aéroport désert. Un avion plein à craquer.

Refaire le chemin en sens inverse.

Ne pas avoir été aussi loin que le monde est vaste.

Revenir au petit point de départ. Cette île. Dans un océan.

Ces amies sans qui, c’était l’hiver partout, partout ailleurs.

Revenir au point de départ. A cet endroit des bonheurs.

Cet endroit du monde où mes grands bonheurs. Ici.

Juste là.

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